Aujourd'hui on étaitpour passer un après midi plutôt sympathique ! Rires , activités ludiques et longueurs de bassin .. Pffffffff ce soir on est fatigués ! Du coup c'est lecture , et je commence un nouveau livre emprunté à la bibliothèque municipale :

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"Je vais écrire sur mes amies, leur vie à chacune, et de cette façon, je verrai en chacune de ces vies la mienne, et une tragédie semblable à ma tragédie." Ainsi commence le roman de Rajaa Alsanea. Dans un journal électronique qu'elle tient sous forme de "blog", la jeune Saudi fait la chronique hebdomadaire de la vie de quatre filles saoudiennes. A travers leurs études, leurs petits drames familiaux, leur mariage consommé ou à venir, perce le destin de jeunes femmes désireuses de s'affranchir des traditions ancrées dans leur société. Après avoir été interdit en Arabie Saoudite, Les Filles de Riyad a été publié en 2005 au Liban. Il a été vendu à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires en l'espace de quelques mois, et a provoqué un débat violent entre politiciens, intellectuels et critiques arabes. En Arabie Saoudite, ce best-seller tabou est vendu au marché noir dix fois son prix officiel. Rajaa Alsanea parle en effet d'un sujet brûlant : quatre jeunes femmes, Sadim, Kamra, Michelle et Lamis, qui veulent vivre et aimer mais n'en ont pas le droit parce que la tradition le leur interdit. 

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Publiées au Liban en 2005, «Les filles de Riyad» ont déclenché une tempête dans le monde arabe. «Scandaleux ! Blasphématoire !» ont crié les organisations religieuses et les intégristes, avec ou sans barbe. «Courageux» et «véridique», ont défendu les autres, de la Jordanie au Maroc. En l'espace de quelques mois, «Les filles de Riyad» se sont retrouvées au coeur d'une polémique digne de la querelle des Anciens et des Modernes. Et le livre est devenu un best-seller, aujourd'hui traduit en anglais, en français (chez Plon) et dans la plupart des pays occidentaux !... Car Rajaa Alsanea, aujourd'hui dentiste à Chicago et fille d'un journaliste libéral, n'est pas tendre avec les moeurs de son pays, qui réduisent les femmes au rang de mineures à vie. Les noces arrangées, la répudiation des femmes, le racisme entre sunnites et chiites, les traditions claniques et le qu'en-dira-t-on des vieilles tantes misogynes, qui ne visent en fait qu'à préserver la toute-puissance de maris égoïstes, voilà bien les maux dont souffrent les jeunes filles de Riyad. On ne peut s'empêcher de penser à Jane Austen, qui, en d'autres temps, décrivait dans «Raison et sentiments» la même hypocrisie, s'agissant de la société de la fin de règne de George III.

Je vais de ce pas me mettre sous la couette avec mon bouquin ......