À neuf ans, José s'est trouvé un passe-temps bien à lui : inventer un nouveau sens aux mots et renommer les objets qui l'entourent. À la maison, le bougeoir (devenu le « colonel »), le plafond de sa chambre (« nuage ») ou son lit (« voyage ») sont ses amis, avec lesquels il mène de longues conversations. Complètement absorbé par cet univers imaginaire, il ne parle même plus à Hélène, sa mère, qui l'élève seule depuis la mort de son père, peu de temps après sa naissance. L'échec des séances de pédopsychiatrie et cette incommunicabilité qui demeure malgré la lettre qu'elle lui a écrite entraînent Hélène dans un engrenage fatal : dépression, licenciement, alcool et finalement crise cardiaque. Incapable de comprendre cette disparition, José part vivre chez sa tante où il recrée son univers. Jusqu'au jour où il découvre cette lettre de sa mère, qu'il n'avait jamais lue...

Richard Andrieux nous livre un témoignage poignant et on se prend vite d'amitié pour ce petit garçon ! A lire en toute simplicité !

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